François de CHATEAUBRIAND

Lot 29
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François de CHATEAUBRIAND

2 Lettres autographes, [10-28 septembre 1811], à la duchesse de Duras à Ussé; 3 pages et demie in-8 et 3 pages in-4. Réponses à des Lettres de jalousie de la duchesse de Duras. [10 septembre 1811]. «Je veux être étranglé, si je conçois rien à votre lettre. Que vous ai-je donc écrit qui puisse en rien vous fâcher? Je n'ai pas la moindre idée de ce que cela peut être et ne me rappelle pas le 1er mot de cette fatale lettre. Ne vous êtes-vous point trompée? relisez bien. Vous verrez que je vous aime toujours avec la tendresse du frère le plus dévoué et le plus sincère». Il lui a écrit à Ussé: «Je vous parlois de notre affaire. Je vous disois que tout étoit prêt, que je n'attendois plus que le retour d'Adrien pour conclure. Enfin je vous associe à mon avenir avec la simplicité d'un homme qui croit n'avoir rien à se reprocher»... Si c'est le bref séjour à Chanday qui a fâché Mme de Duras, il fait remarquer que Chanday est à 24 lieues, et qu'il ne peut aller à Ussé à 60 lieues: «Enfin j'ai couru à Ch[anday] pour faire cesser les mauvais propos de Mde de C... [Caumont] et de sa soeur Mde d'A. [Aguesseau] sur mon esclavage et pour mettre un terme à des causeries qui m'importunoient. Tout cela m'a causé 24 h. de fatigue, de dépense et d'ennui. J'espère chère soeur que vous demanderez des excuses dans vos prochaines lettres. Oui des excuses parce que vous m'avez affligé. Allez-vous aussi vous mettre à avoir des caprices? Cela n'est pas digne de vous». Puis il relate la visite de la duchesse Adrien de Montmorency-Laval: «L'Adrienne est venue dîner à la Vallée. Elle a arraché le laurier de la dame au gant, elle a effacé des vers qui étoient sur la porte de la tour, enfin elle a été comme un véritable démon. Elle est très gentille». (CG II 524)Jeudi 12 [septembre].... «Ce qu'il y a de sûr, chère soeur, c'est que je ne comprends rien, rien du tout à votre querelle, que si j'ai perdu votre confiance je ne sais pourquoi, absolument pourquoi, et si je revoyois la lettre qui vous a fâchée, je tomberois de mon haut de votre folie. Mon ignorance à ce sujet prouve ma candeur, et l'idée de vous faire de la peine m'est si étrangère, qu'il me semble que je rêve quand vous me le dites». Quant au voyage à Chanday, «je n'y ai point vû de fêtes: tout étoit fini. J'y ai entendu M. de C.. [Caumont] hurler et Mde de C.. soupirer. Apparemment que vous confondez mon autre petit voyage à Verneuil chez Mde de Tocqueville, à la fête de laquelle je me suis évertué pour mes bons neveux. Avez-vous bien compris que les actions pour notre arrangement ne sont que de 500ll? d'où il résulteroit que si vous y mettez 1000ll comme Adrien me l'avoit dit, vous avez deux actions. Cet arrangement est très bien fait, car dans l'espace de dix années je me trouverai avoir vécu passablement et les actionnaires seront remboursés. On a pensé qu'il valoit mieux que les actionnaires n'eussent pas de contrat commun, à cause des frayeurs et des pusillanimités. Chacun se croira plus en sûreté, en ne connoissant pas son voisin»... (CG II 525)
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