JOSEPH CSACKY (1888-1971)

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JOSEPH CSACKY (1888-1971)

Composition abstraite
Aquarelle et crayon sur papier.
Signé en bas à droite.
H_28,5 cm L_20,5 cm

Provenance: Modern Galerie, Munich

Durant l’été 1908 entreprenant de partir à Paris afin de poursuivre sa carrière, il y arrive à la gare de l’Est avec 40 Francs en poche et s’installe à Montparnasse, cité Falguière dans le quartier Necker, chez des amis hongrois. En 1909 Csaky emménage à La Ruche. Henri Laurens et Fernand Léger venaient d’en partir, tandis que Alexander Archipenko et Gustave Miklos allait le rejoindre en 1911. Csaky expose pour la première fois en 1910 au salon de la Société nationale des beaux-arts (Tête de femme, Portrait de Jeanne).
En 1911, à ce même Salon, il exposera un portrait de Mademoiselle Douell. Au Salon d'automne, quelques mois plus tard, il présentera une Tête d’adolescent, premier autoportrait d’une série qu’il devait développer jusqu’à la Tête cubiste de 1914 dont la pierre se trouve aujourd’hui dans les collections du Musée national d'art moderne (MNAM) centre GeorgesPompidou.
En compagnie Jean Metzinger, Albert Gleizes, Juan Gris, Fernand Léger, Francis Picabia, Constantin Brâncuși et Alexander Archipenko, Csaky avait participé au Salon de la Section d'Or (1912). Après le scandale provoqué par la salle des Cubistes au Salon d'automne de 1912 où Csaky avait exposé Groupe de trois femmes, il n’étant plus accepté pour y exposer à nouveau. Csaky avait présenté avec succès Figure habillée au Salon des indépendants de 1913. En 1914 dans ce même salon, s’articulaient en volumes cubistes des plus agressifs, Csaky a exposé Tête de femme et Tête d’homme.
En 1914 Joseph Csaky s’engage dans l’armée française (régiment des volontaires étrangers). Sa production artistique ne reprenant qu’en 1919 après qu’il eut fait la connaissance de Léonce Rosenberg, directeur de la Galerie de L'Effort moderne. En 1919, alors qu’il a déjà acheté le plâtre de Figure habillée (1913), Léonce Rosenberg proposait un contrat d’exclusivité à Csaky. Léonce Rosenberg voyait en lui un grand artiste cubiste dont les œuvres lui apparaissaient porteuses d’une forte originalité. Les expositions initiées par Rosenberg autour de son travail obtenant de plus en plus de succès, ses œuvres sont acquises par de grands collectionneurs tant européens qu’américains. Obtenant la nationalité française le 29 mars 1922, József Csáky est conduit à franciser son nom en Joseph Csaky qu’il exposera jusqu’à la fin de sa vie.
À partir de 1923, Csaky simplifie les formes jusqu’à n’exprimer que les lignes de force du modèle tout en les géométrisant dans une interprétation cubiste, sculptés en pierre ou en marbre afin d’en accentuer la force représentative. Après 1924, souhaitant désormais travailler sans contraintes, Csaky ne renouvelle pas son contrat avec Rosenberg. Le marchand continuera néanmoins à promouvoir l'œuvre de Csaky au travers de sa revue Le bulletin de l’Effort Moderne dans laquelle, au fil des années, une place particulière sera toujours réservée aux sculptures de son protégé. À partir de 1928 Csaky décide de s’en détacher du cubisme, pour retourner vers des formes figuratives simplifiées, s’attachant plus spécifiquement à représenter les corps de femmes, dont les formes voluptueuses sont couvertes d’élégants drapés géométriquement développés, en actualisent l’interprétation figurative. Présentant ses nouvelles œuvres au Salon des Tuileries, il reçoit un accueil favorable des journalistes, qui encouragent sa démarche et rédigent sur lui de nombreux articles dans lesquels son travail est cité et apprécié par Waldemar George, célèbre critique d’art lui consacrant en 1930 une importante monographie. Léonce Rosenberg continue à lui acheter quelques-unes de ses dernières œuvres figuratives pour décorer son appartement aménager par René Herbst. En 1930, l'Union des artistes modernes (U.A.M.) voit le jour. Csáky, en tant que membre fondateur, participe à leur première exposition ouverte au Pavillon de Marsan, Musée des arts décoratifs de Paris. À ses côtés, se trouvent des œuvres de Gustave Miklos, des frères Jean et Joël Martel, de Jean Lambert-Rucki, qui s’inscrivent dans une veine similaire à la sienne, tout autant appréciée des critiques d’art que du public. Sollicité par des galeries européennes pour venir y présenter ses œuvres, Csaky est décrit dans la presse étrangère comme un des meilleurs représentants de la sculpture moderne française. Pour l’Exposition Internationale des Arts et Techniques dans la Vie Moderne (Paris, 1937), Csaky est sollicité pour réaliser un certain nombre de commandes monumentales tant pour l’esplanade du Pavillon de l’U.A.M. que pour l’intérieur du Pavillon de l’élégance ou les extérieurs d’autres bâtiments érigés à cette occasion. Csaky participe à l’exposition. L’État français lui commandant une version en bronze de Figure habillée pour les collections nationales.
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