Oiseau de saint Osvald, reliquaire (?), en...

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Oiseau de saint Osvald, reliquaire (?), en...

Oiseau de saint Osvald, reliquaire (?), en bronze doré. Projeté vers l'avant, l'oiseau à la tête huppée, indiquant vraisemblablement un geai, tient un anneau dans son bec ouvert ; plumage stylisé avec plumes caudales en éventail, ailes constituées d'un ovale d'où partent les rémiges ; tenon en V à la partie inférieure repercé de deux trous de fixation. Belle patine ancienne.
Mosan ?, vers 1300
Hauteur (avec le tenon) : 14 cm - Longueur : 21,6 cm - Largeur : 10 cm
Socle ancien en marbre sculpté d'un rinceau aux feuilles trilobées incrusté d'un disque de porphyre vert creusé d'une encoche en V.
Ouvrages consultés : O. von Falke et E. Meyer, Romanische Leuchter und Gefässe Giessgefässe der Gotik, Berlin, 1935, Abb. 231 ; L. Réau, Iconographie de l'Art chrétien, Paris, 1958, T III/2 ; Exposition Cologne - Bruxelles 1972, Rhin-Meuse - Art et Civilisation 800-1400, Kunsthalle - Musées Royaux d'Art et d'Histoire, cat.
Saint Osvald est un saint anglo-saxon né vers 604 et baptisé en Écosse. Devenu roi de Northumbrie, il propagea la foi chrétienne en Angleterre et fut tué en combattant le roi païen de Mercie. Dans sa légende, ne pouvant approcher sa fiancée dont le père massacrait tous les prétendants, il lui fit apporter son anneau de fiançailles par un corbeau. Le culte de ce saint roi anglais se répandit sur le continent par les moines itinérants irlandais ou écossais. Il fut populaire dans certaines villes du nord et de l'est de la France, en Allemagne, dans les pays alpins et en Italie septentrionale, en Vénétie et Emilie-Romagne.
Représenté en sculpture ou en peinture, le saint couronné est en armure tenant souvent le globe royal sur lequel est perché un corbeau, un anneau dans son bec, comme on peut le voir sur un retable conservé au château Eggenberg dans le sud de l'Autriche (fig.a).
L'oiseau figuré ici serait plutôt un geai de la même famille que le corbeau. Il présente sous la queue une cavité soigneusement refermée qui pourrait indiquer une fonction de reliquaire. L'ovale visible au départ des ailes fait penser à certains aquamaniles de la région mosane ou lorraine de la seconde moitié du XIIe siècle qui prennent leur inspiration de modèles orientaux plus anciens. Ceux des collections du Victoria and Albert Museum de Londres et du Bayerisches
Nationalmuseum de Munich en donnent une idée (fig.b).
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