[Xavier FORNERET].

Lot 26
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Estimation :
1000 - 1500 EUR
[Xavier FORNERET].
Et la lune donnait et la rosée tombait. Dijon, Decailly, 1836.
Plaquette in-8: brochée, couverture imprimée.
Édition originale d'une grande rareté, illustrée d'un frontispice lithographié.
La nouvelle est précédée de la lettre adressée par Xavier Forneret à la Revue de la Côte-d'Or, proposant ce texte pour publication, et suivie de la réponse négative de J.-F.-Jules Pautet, directeur de ladite revue adressée à l'auteur le 3 juillet 1836. Le directeur de la publication motive son refus pour un journal "qui, en fait de langage, doit plutôt suivre le mouvement que le provoquer".
Cette remarque a suscité en 1927 un article fameux paru dans La Révolution surréaliste, sans doute écrit par
André Breton, précédant la reproduction de Et la lune donnait et la rosée tombait (nº 9-10, 1927, pp. 12-17): "Un inconnu: Xavier Forneret. Ce nom n'a pas même laissé ses initiales sur les grands arbres de la forêt où nous sommes perdus, de la forêt à la lisière de laquelle Racine, ce con, a sa statue grandeur nature, Lamartine, cette vache, a son mausolée de marbre et M. Paul Souday, l'insulteur de Baudelaire, cherche à transporter son tas de fumier couleur du Temps. [...]
Entre Borel et Lautréamont, il vacille sur la route qui mène en 1835 à certain théâtre dijonnais sur lequel s'agite l'Homme noir.
Qui est Forneret? Nous ne savons pas. C'est l' homme noir. Quand nous l'avons rencontré: « Et la lune donnait... Et la rosée tombait. » Mais surtout une voix toujours inouïe, qui est celle de l'Amour, déchirait le ciel et la terre.
Forneret? Un homme que nous avons rencontré dans les ténèbres et à qui nous avons baisé les mains."
Exemplaire en mauvais état, couverture déchirée avec manques au second plat, rousseurs, mais complet du frontispice lithographié. De la bibliothèque de Jules Coüet (nº 1046).
On joint une lettre autographe signée qui fait écho au refus de la Revue de la Côte-d'Or.
De Mirmande, le 18 août 1851, Forneret s'adresse à un journaliste ou à un rédacteur en chef: "Je ne viens point vous tourmenter, vous dire que je suis sans nouvelles de vous. Non; c'est seulement pour vous prévenir que, dans le cas où l'Événement publierait des vers que je lui adresse, vous ayez à penser ceci: que je ne veux jamais abuser de votre entremise, s'il vous plaît de me la prêter quelquefois [...]."
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