VICTOR HUGO.

Lot 35
Aller au lot
Estimation :
600 - 800 EUR
VICTOR HUGO.
À la colonne de la place Vendôme. Paris, Ambroise Dupont et Cie, 1827.
In-8 de 16 pp. broché, couverture imprimée et ornementée.
Édition originale, parue le 18 février 1827.
Paru dans Le Journal des Débats du 9 février 1827, le poème est une protestation contre l'injure faite aux maréchaux de l'Empire par le comte
Antoine Apponyi (1782-1857) ambassadeur d'Autriche à Paris, lors d'une réception dans son ambassade. Cette oeuvre de jeunesse fut accueillie avec enthousiasme par les bonapartistes, qui sentirent de la part d'Hugo un signe de ralliement aux idées libérales.
Exemplaire conservé tel que paru, broché.
(Vicaire, IV, 242.- Clouzot, 144: "Assez rare."- Bertin, Chronologie des livres de Victor Hugo, nº 24.)
On joint une belle lettre autographe adressée par Victor Hugo à la duchesse d'Abrantès: le poète lui offre le manuscrit d'À la colo nne de la place Vendôme.
"Vous me comblez, Madame. Les petites images sont charmantes, la statuette est charmante, la lettre est plus charmante encore. Vous écrivez comme vous parlez, une lettre de vous, c'est vous. C'est spirituel, c'est suprême, c'est bon.
J'avais donné ce chiffon de papier à mon père. Il m'est revenu dans sa succession. Permettez-moi de le mettre à vos pieds. C'est le manuscrit de l'Ode à la Colonne. A qui l'offrirais-je si ce n'est à vous? Vous êtes une de nos duchesses militaires et femme du premier ordre en outre, ce qui ne gâte rien. Soyez donc assez bonne pour garder ce griffonnage en souvenir de moi. [...] Si jamais je vous envoie sous enveloppe l'amitié profonde que j'ai pour vous, je n'écrirai pas dessus: fragile. J'irai vous voir dès que je serai sorti d'un travail infernal qui m'obsède en ce moment, et je mettrai tous mes hommages les plus dévoués à vos pieds." (Lettre autographe signée, 8 décembre [1830], 3 pp. in-8, "Madame la dsse d'Abrantès" sur la quatrième page.)
Laure Permon, duchesse d'Abrantès, veuve du général Junot, publia des Mémoires fameux - en dépit de ses invraisemblances qui lui valurent, de la part de Théophile Gautier, le surnom de duchesse d'Abracadabrantès... Elle était très liée aux Hugo. À sa mort, le poète publia dans Les Rayons et les Ombres des vers afin d'obtenir pour elle une sépulture convenable: À Laure, duchesse d'A.
Bel exemplaire. De la collection Louis Barthou (II, 1935, nº 562-5).
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue