VARRO, Marcus Terentius

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VARRO, Marcus Terentius
Opera quae supersunt. In Lib. de Ling. Lat.
coniectanea Iosephi Scaligeri. In lib. de Re Rust. Notae eiusdem. Sans lieu [Genève], Henri Estienne, 1581. In-8 (172 x 104 mm) de 143 pp. ; 155pp., 38 ff.n.ch.; 48 pp., 2 ff.n.ch. (blancs) ; 77pp., 1 f.n.ch. (blanc); 129 pp., 77pp. Veau brun, triple filet doré en encadrement, chiffre entrelacé aux angles, pièce centrale armoriée (voir OHR 472, fer sans le chiffre), dos lisse orné d'un décor ‘à-la-fanfare' avec le titre doré et au chiffre, décor sur les coupes, tranches dorées (reliure parisienne de l'époque).
Renouard, 148:2; Schreiber, 207; Adams, V-283; Guigard, II, 433.
Seconde édition imprimée par Henri Estienne, mais la première expurgée, sans la célèbre imitation de vers rédigée par Antoine Muret.
Par supercherie, Muret avait effectivement envoyé des manuscrits prétendument rédigés par le poète latin Trabea à l'historien Scaliger qui tomba dans le piège et composa un commentaire scientifique qu'il publia dans la première édition donnée par Estienne de 1573.
On y trouve les deux Oeuvres majeures de Varro (116-27 av. J.C.), «l'un des hommes les plus extraordinaires qui aient jamais vécu. Il fut incontestablement le plus érudit de tous les Romains ; mais son érudition ne fut pas seulement une érudition de cabinet... L'un des derniers défenseurs des anciennes moeurs romaines, il avait étendu ses recherches à toutes les branches de la science : la langue, religion, moeurs, droit, institutions politiques, etc.» (Grand Larousse).
Cette édition contient ses deux Oeuvres majeures, la De Lingua
Latina, ainsi que le plus important ouvrage sur l'agriculture romaine
De Re Rustica.
“Revised edition. In this new edition Scaliger has suppressed Muret's forgery and his own commentary upon it” (Schreiber).
Précieux exemplaire, ayant appartenu au grand bibliophile Méry de Vic (mort en 1622), Président au parlement de Toulouse (1597), conseiller d'État, intendant de Guyenne, et garde des sceaux de France (1621). Olivier
Hermal-Rotton note que «ce fut un grand bibliophile qui rassembla, entre autres ouvrages, 3000 volumes ayant appartenu à Grolier ; il laissa sa collection à son fils Dominique de Vic, archevêque d'Auch».
Comme indiqué par Guigard, le chiffre doré aux angles est légèrement différent à celui utilisé au centre des plats. Bel exemplaire, entièrement réglé en rouge à l'époque, dos et coins habilement restaurés.
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