CELINE, Louis-Ferdinand.

Lot 1312
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Estimation :
3000 - 4000 EUR
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CELINE, Louis-Ferdinand.
Voyage au bout de la nuit. Roman. Paris, Denoël et Steele, 1932.
In-8 [183 x 116] de 623 pp. : demi-maroquin noir à bandes, dos lisse, tête dorée, non rogné, couverture et dos conservés, étui (reliure moderne).
Édition originale.
EXEMPLAIRE DU SERVICE DE PRESSE ENRICHI D'UN ENVOI AUTOGRAPHE SIGNÉ :
A Eugène Dabit // Hommage à l'auteur // de l'admirable // P etit Louis // Louis Céline “Les sorties d'Hôtel du Nord, d'Euge?ne Dabit en novembre 1929, [et] d'A l'ouest rien de nouveau d'Erich Maria Remarque (en juin) furent un élément catalyseur pour Céline. Comme il l'explique en 1961, quelques temps avant sa mort, lors d'une interview avec Claude Bonnefoy pour la revue Arts : ‘Mais je connaissais Eugène Dabit... Il venait d'avoir un gros succès avec son
Hôtel du Nord...' J'ai pensé : ‘J'en ferais bien autant. Ça m'aiderait a? payer le terme. Alors je m'y suis mis, a? fond.' [...] Incontestablement, la sortie du livre de Dabit chez Denoël fut le déclencheur décisif dans la rédaction de Voyage au bout de la Nuit” (Thomas Choury, Voyage au bout de la nuit. Histoire d'un livre , 1928-1936, thèse soutenue à Lyon le 5 septembre 2013, p. 17).
De son côté, Eugène Dabit (1898-1936) fut très marqué par la lecture de
Voyage au bout de la nuit , dont il rendit compte dans la NRF en décembre 1932 : “Voici une oeuvre ou? la révolte ne naît pas de discussions esthétiques ou de symboles, ou? il ne s'agit pas d'art, de culture d'un Dieu mais d'un cri de protestation contre la condition humaine.”
L'envoi fait référence au roman de Dabit intitulé Petit Louis paru en 1930.
Céline lui dédiera Bagatelles pour un massacre (1937), alors qu'il venait de mourir.
Bel exemplaire. Il ne contient pas le catalogue qui n'a pas été inséré dans les exemplaires du service de presse, mais il est enrichi du rare prière d'insérer, relié en tête.
En outre, l'exemplaire comprend une page de notes autographes de Céline : “Je fais pas macabre par plaisir moi mort... Lili ? C'est le Voyage qui m'a fait damner... et je me serais appelé Ferdinansky... mes partisans s'amusent de voir combien je peux tenir dague de part en part... l'autre corde à mon arc ! Pas d'auto ! le Professeur. les livraisons à Menton dentelles les personnes qu'on voit... les engueulades.”
Petites griffures au dos, dos de la couverture doublée.
En français dans le texte, Paris, BN, 1990, nº 366.
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