Jules BARBEY d’AUREVILLY (1808 – 1889)

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Jules BARBEY d’AUREVILLY (1808 – 1889)
Une vieille maîtresse.
Paris, Cadot, 1858.
In-16 de (2) ff., 383 pp., reliure de l'époque en demi-chagrin brun, tranches jaspées.
Seconde édition, avec une nouvelle préface.
« Le grand succès d'Une vieille maîtresse date surtout de 1858 et de sa première réédition par Cadot. En fait, il est dû essentiellement à Champfleury qui, le 1er novembre 1856, dans sa Gazette, s'en était pris au roman de Barbey pour dénoncer le style et surtout l'immoralité de l'oeuvre» (M. Lécureur. Barbey d'Aurevilly). L'affaire ayant pris de l'ampleur, Barbey, « secoué », retira l'avant-propos qu'il avait préparé pour cette réédition et le remplaça par un texte dans lequel il tentait d'expliquer ses intentions.
Rare.
Joint :
Une vieille maîtresse.
Paris, A. Faure, 1866.
In-12 de 404 pp., reliure de l'époque en demi-chagrin noir avec coins, dos à nerfs portant le titre et la date en lettres dorées, tranches jaspées.
Seconde réédition, avec une nouvelle - la troisième - et importante préface de l'auteur.
Le débat de 1858 autour de l'oeuvre avait contribué à son succès, la faisant connaître du public.
Aussi, en 1866, pour sa nouvelle réédition, Barbey n'hésita pas à pourfendre, dans une nouvelle préface écrite à cet effet, tous ceux qui l'avaient accusé d'immoralité et à clamer haut et fort sa conception du roman catholique : « Le catholicisme n'éclope pas l'art par peur du scandale. Il est bon même parfois que le scandale soit ».
L'exemplaire est enrichi de ce bel envoi autographe :
Léon Duchemin (1840 - 1876), ami de Barbey, mort prématurément à 36 ans, était romancier, journaliste et chroniqueur au Gaulois sous le pseudonyme de Fervaques. Avec Arsène Houssaye et Léon Gambetta, il fut un de ceux qui soutinrent activement l'écrivain lors du procès des Diaboliques.
Le 25 août 1876, Barbey écrit de Valognes à Léon Bloy : « La mort atterrante de mon pauvre Fervaques a tué ma gaîté et m'a encrêpé ce pays, qui me donne des sensations de vie et de jeunesse retrouvées... Tout s'en est allé par ce trou !... On ne sait bien la profondeur de l'affection qu'on porte à ses amis que quand ils ne sont plus.
Pauvre et cher Fervaques ! Il avait le talent jeune, - et Dieu n'a pas voulu qu'il fût autre chose qu'un jeune dans la littérature ».
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