François de CHATEAUBRIAND

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François de CHATEAUBRIAND

2 Lettres autographes, Paris [septembre 1810], à la duchesse de Duras, à Chissay près Montrichard; demi-page in-4 avec adresse (un peu salie), et 3 pages et demie in-8. Sur l'ITINÉRAIRE DE PARIS À JÉRUSALEM et la censure. Paris 8 septembre. «Je ne sais si vous recevrez ce mot à Montrichard chère soeur. J'ai été obligé de venir à Paris pour l'Itinéraire qui va passer à la censure. [...] Je suis toujours le plus fidèle, le plus tendre et le plus dévoué des frères». (CG II 454) Paris, ce jeudi [21 septembre]. «Je suis dans une veine de malheurs. Je n'ai pu écrire à ma soeur quand je l'aurois voulu. Je suis à la suite de mon premier vol. que la Censure retient et mutile. D'un autre côté, je viens de faire une perte qui m'afflige», la comtesse Auguste d'Arenberg (1757-1810): «Elle est morte subitement sur la route de Genève. C'étoit une excellente femme qui m'aimoit beaucoup; et si j'avois quelque espérance d'une indépendance de fortune, c'étoit de ce côté. Elle étoit ma parente et elle avoit sur ma position des idées très saines. Voilà encore un songe évanoui: c'est l'histoire de tous les songes. Je suis un peu découragé et l'avenir me tourmente. Les nouvelles persécutions qui m'attendent à l'apparition de l'Itinéraire achèveront de me faire prendre mon parti. Voilà bien des lamentations chère soeur. Mais c'est la charge des soeurs d'écouter toutes les peines des frères. [...] L'espérance de vous revoir bientôt me soutient car le temps marche. Voilà l'automne, et cette saison qui me plaisoit tant autrefois. Mais aujourd'hui je n'ai plus que les regrets de voir tomber les feuilles et se coucher le soleil avec autant de plaisir que dans ma jeunesse mais non pas avec les mêmes rêveries, et les mêmes illusions»... (CG II 455)
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