Georges JOUVE (1910-1964) - Lot 4

Lot 4
Aller au lot
Estimation :
30000 - 50000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 58 500EUR
Georges JOUVE (1910-1964) - Lot 4
Georges JOUVE (1910-1964) Rare sculpture de forme abstraite, circa 1958 Épreuve en céramique émaillée noir disposé sur un socle postérieur en métal. Signée Jouve et porte le sigle alpha de l'artiste sur la base. H_60 cm. (Trois défauts d'émaillage restaurés, bulles et défauts de cuisson éparses) Bibliographie : - Georges Jouve, Edition Jousse entreprise, 2005, modèle similaire reproduit p. 285 et croquis du modèle reproduit p. 308. Note : Sensuelle, tactile, attirante, cette sculpture marque un tournant dans l'œuvre de Jouve. Dès les années 1950, son œuvre s'ouvre à une métamorphose : les formes se délestent du superflu, s'allègent, s'élancent. Dans un ballet silencieux, les volumes, les creux et les étirements s'entrelacent, donnant vie à des sculptures aux courbes organiques, presque vivantes, empreintes d'une beauté biomorphique. Le noir était une de ses couleurs de prédilection comme Matisse, pour ce dernier " Le noir est une couleur en soi, qui résume et consume toutes les autres". Rappelons qu'en 1946, Jouve remet à l'honneur le noir profond, d'un éclat saisissant. Il faut sans doute remonter jusqu'aux Étrusques du VIe siècle avant notre ère pour retrouver un équivalent : le bucchero nero, cette céramique d'argile noircie dans la masse par l'ajout de noir de fumée. Translucides et miroitantes, ces poteries semblent renoncer à leur nature pour mieux se faire passer pour du métal. Mais comment ce noir était obtenu, sa femme Jacqueline l'explique "Pour le noir, l'émail était un émail de Paris qui était un noir simple... On émaillait assez épais juste avant qu'il ne coule, enfin qu'il ne soit trop épais, mais le plus grassement possible, et ensuite on attaquait avec un acide. On l'attaquait un peu pour avoir une surface un petit peu moins lisse, enfin un petit peu plus âpre, et quelques fois on le cirait très légèrement mais tout de suite après à l'acide parce que l'acide l'asséchait, il fallait le remouiller un tout petit peu, mais on n'a jamais dit aux gens de les cirer, surtout jamais" Expert : Romain Coulet
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue