LACASSAGNE (Alexandre)

Lot 326
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LACASSAGNE (Alexandre)

L'Affaire Gouffé. Lyon, Storck, et Paris, Masson, 1891. In-8, demi-percaline lie-de-vin à la Bradel, pièce de titre de maroquin noir, couvertures et dos conservés (reliure de l' époque). Deuxième édition, augmentée, du récit de cette célèbre affaire criminelle. Le 16 août 1889, dans une malle, près du bois de Millery à quelques kilomètres de Lyon, le corps de Toussaint-Augustin Gouffé, huissier de justice, est retrouvé nu et dans un état de décomposition avancé. L'enquête, menée par Goron, le chef de la sûreté parisienne, aboutit en 1890 à l'arrestation et la mise en examen de Michel Eyraud et de sa maîtresse Gabrielle Bompard. Reconnu coupable d'avoir étouffé la victime, Eyraud fut guillotiné en 1891. Sa complice, quant à elle, nia toute participation active au crime et affirma avoir été hypnotisée par son amant. Elle écopa finalement de vingt ans de travaux forcés, soutenue dans sa déposition par l'éminent criminologue Alexandre Lacassagne (1843-1924). L'ouvrage est orné du fac-similé de l'écriture de Gabrielle Bompard et de 3 planches hors texte. L'une d'elles montre les restes du cadavre de Gouffé. Envoi autographe signé de l'auteur au prince Roland Bonaparte, et ex-libris gravé de ce dernier. Dos passé, et petit manque à la pièce de titre. On joint, du même: - Souvenir du professeur Lacassagne à ses amis & à ses élèves. Lyon, Storck, 1901. Petit in-4, broché. Édition originale, probablement tirée à petit nombre, ornée d'un portrait de l'auteur et d'une planche en héliogravure. Exemplaire non justifié sur papier du Japon, imprimé pour le docteur Charles Perrier. - L'Assassinat du président Carnot. Lyon et Paris, 1894. In-8, demi-percale aubergine de l'époque. 4 planches hors texte, dont deux portraits de l'anarchiste Caserio Santo Ironimo et une planche en couleurs repliée montrant la blessure du foie et de la veine porte. Récit complet de l'assassinat, du procès et de l'exécution. A propos de cette dernière, Lacassagne note: "J'ai suivi cette lugubre scène sans éprouver une émotion aussi profonde que la première fois. Tout cela vous affecte et vous cause évidemment un malaise, une véritable souffrance morale, mais l'impression n'est pas durable. On s'habitue, je crois, à cet horrible spectacle. Les émotions vives émoussent la sensibilité et produisent cette anesthésie morale qui nous étonne chez les autres."
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