PEYTEL (Sébastien-Benoît, 1804-1839)

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PEYTEL (Sébastien-Benoît, 1804-1839)

Notaire; il fut condamné à mort pour le double assassinat de son épouse et de son domestique, malgré l'intervention de Gavarni et de Balzac. Lettre autographe, [1839], à sa mère; 1 page petit in4. Après le verdict l'ayant condamné à l'échafaud. "Ma bonne, mon excellente mère, combien tu as de douleur à cause de moi ! En effet je suis bien malheureux, le plus malheureux des hommes, mais je suis résigné à tout. La vie n'est rien pour moi je la quitte sans crainte, je m'estime même heureux de connaître à peu près le jour ou Dieu m'appellera (...) j'espère qu'il ne me repoussera pas. Comme homme je craignais peu la mort, tu te souviens combien de fois je la risquais pour des riens, aujourd'hui je la crains moins encore, réconcilié avec Dieu par le ministère d'un saint et bon prêtre. Je suis tout disposé à quitter le monde (...) je n'y pleure que ceux que j'y laisse, oh ma bonne mère que de tourmens tu auras eu ici bas et tout cela pour ton fils. Mets toute ta confiance en Dieu ma bonne mère, je l'avais négligé si long-tems qu'il m'a rappelé à lui en m'infligeant le châtiment le plus horrible qu'il puisse donner en ce monde, je suis résigné à sa volonté (...) innocent, je ne dois pas craindre de paroitre devant mon juge"... Son seul tourment est de laisser toute sa famille derrière lui, mais "je suis persuadé qu'une réhabilitation complète m'arrivera, ma mémoire sera honorée au lieu d'être une exécration. Je désire que cela arrive pendant ta vie". On joint une l.a.s. de Nepveu, 6 décembre 1842, à propos d'un autographe de Lamartine recommandant le notaire Peytel. Ancienne collection du bâtonnier Pierre-Antoine PERROD (4-5 juillet 2001, n° 33).
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