design, tableaux contemporains, modernes, mobilier et objets d'art

Disparu le 30 juin dernier, Pierre Moussa, né en 1922 d’un père universitaire égyptien et d’une mère sage-femme lyonnaise, normalien et major de l’inspection des Finances, fut l’un des artisans de l’internationalisation des affaires. Après trois ans au service du continent africain, il occupe diverses fonctions dans la haute administration avant de rejoindre Paribas dont il fera l’une des principales banques d’affaires du monde. « Sa collection est à son image et à celle de sa femme […], éclectique, non conventionnelle, constituée à la suite de coups de foudre, ouverte sur toutes les époques et sur la quasi-totalité des formes d’art, qu’elles soient populaires (comme les potiches chinoises), sophistiquées (Guardi), avant-gardistes (Télémaque) ou raffinées (Goulden) », écrit Michel Doulcet en préface au catalogue. Une gouache de Jean-Michel Denis de Lafontaine, Lavandières sous les ponts de l’ancien Hôtel-Dieu de Paris (3 000/5 000 €) précède un panneau d'Ole Jais Nielsen, Le Match de football, 1916 (2 000/3 000 €), un pastel de Maurice Denis, Pastel de l’intruse (vers 1891, 15 000/20 000 €), issu de la pièce de théâtre L’Intruse, une encre, pastel et grattage de Hans Hartung de 1967, P1967-79 (même estimation). L’œuvre la plus disputée est une fonte posthume d’un bronze à patine noire (HC 2/2) de Joseph Csaky, Enfant dit aussi composition cubiste ou cônes et sphères, 1920 de laquelle 40 000/60 000 € sont avancés. Mais on pourra lui préférer un acrylique d’Hervé Télémaque de 1972, Couleur Terre (20 000/30 000 €), un coffret et une coupe de Jean Goulden, un portrait de patricienne en marbre, travail romain du 1er siècle (8 000/10 000 €) ou un grand visage de souverain maya en bas relief en stuc 500-900 apr. J.-C. (10 000/15 000 €).