Commode sarcophage. Époque Régence. - Lot 42

Lot n° 42
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Commode sarcophage. Époque Régence. - Lot 42
Commode sarcophage. Époque Régence. Commode de forme galbée dite "Sarcophage" en placage de bois de palissandre et de violette à décor de frisage contrarié. Le dessus est ceint d'une lingotière moulurée. Il présente une large rosace centrale rayonnante, et des réserves encadrées de filets. Elle ouvre par trois tiroirs de long, soulignés de frise d'acanthes. Le tiroirs inférieur forme une partie médiane flanquées de crosses. Les montants antérieurs courbes sont ornés de masques de barbus, et repose sur des petits pieds cambrés enrichis de sabots feuillagés Garniture de bronze vernis : lingotière, entrées de serrures, poignées tombantes sur rosaces, chutes aux barbus et sabots feuillagés. Paris. Époque Régence. H_80 cm L_129 cm P_66,5 cm Restaurations d'usage. A rapprocher de la production de Noël Gérard. Le dessus probablement associé. Provenance : Galerie Berger Beaune Marchand-mercier et ébéniste de formation, Noël Gérard (1685-1736) est actif à Paris entre 1710 et 1726. Il est le beau-frère de l'ébéniste Jacques Dubois et travaille comme apprenti au Faubourg Saint-Honoré. En décembre 1710, il épouse Marie Colin, veuve de l'ébéniste Jean Chrétien dont il reprend l'atelier à l'enseigne du « Cabinet d'Allemagne ». En 1725, il s'installe dans l'ancien hôtel du financier Jabach rue Neuve Saint-Merry et rachète « Le Magasin Général » dans lequel il développa un commerce de meubles, porcelaines, pendules et autres objets d'art (cf. J.-D. Augarde, 1998, pp.169-188). Outre son activité d'ébéniste, il devient ainsi un des plus grands marchands-merciers de Paris. Il fournit une riche clientèle, qui compte notamment le roi Stanislas Leczynski, le comte de Clermont ou le duc de Noailles. Meuble de luxe et nouveau pour cette période Régence, un bureau plat de cette longueur est le plus souvent un meuble de commande. Il résulte d'une lente évolution issue du bureau Mazarin à huit pieds réunis par une entretoise qui s'agrandira, sera plus haut et reposera sur des hauts pieds cambrés, sans entretoise : tel notre bureau. Nous savons qu'un nombre réduit d'ébéniste parisien de renom, trois ou quatre, sont capables dans les années 1720 de réaliser ce type de bureau. André-Charles Boulle serait le précurseur du bureau plat, au regard de ces dessins et planches. Avec Charles Cressent, tous les deux sculpteurs -fondeurs, ils laisseront une empreinte majeure dans les ornements de bronze doré. Les chutes de notre bureau sont composées d'une tête de femme empanachée qui sont une variante de celle à tête de satyre innovée par Boulle et d'autre à tête d'indienne créée par Cressent, ornant souvent leurs bureaux. Noël Gérard est un ébéniste contemporain des deux maîtres précédents. Il est moins connu, mais il nous a également laissé des chefs d'œuvre. Les bois utilisés, amarante, sapin et noyer, la cambrure du pied, le retrait central et le décrochement en quart de rond de la ceinture, l'ornementation des bronzes et la figure une allégorie de « La justice » se 'rencontrent sur les meubles attribués à Noël GERARD. Expert : Stéphane Pépe
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