François de CHATEAUBRIAND

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François de CHATEAUBRIAND

Lettre autographe, [au Mesnil] 21 juin [1811], à la duchesse de Duras; 4 pages in-4. Lettre inédite sur le projet d'une société lui garantissant une rente de dix ans sur ses oeuvres [les actionnaires, parents et amis, à la tête desquels me de Duras et Adrien de Montmorency, se rembourseraient sur le produit de ses écrits]. Il a quitté Verneuil pour venir au Mesnil chez Mme de Rosanbo, et il sera de retour le 29 ou 30 à la Vallée. Il parle des «projets de M. A.» [Adrien de Montmorency]: «Il est mille fois trop bon et vous aussi. Je vous donne bien volontiers ma procuration à tous les deux et à lui en particulier pour arranger les choses comme vous l'entendrez. Vous ne pouvez faire rien que de bien et de noble, ainsi je suis sans crainte. Mes bons neveux m'ont offert entre eux deux 4000 francs par an pour le commencement de ma fortune. Ainsi vous voyez que voilà les affaires bien avancées! Je crois que si on en vient à quelque chose de sérieux, je puis compter encore sur 4 à 5 personnes sures. C'est à vous et à votre ami à chercher et tracer un plan général. J'approuverai tout ce que vous ferez. Je veux toujours que mon travail soit la base de cet emprunt et que les actionnaires trouvent un ample dédommagement des avances qu'ils m'auront faites. Mais chère soeur j'attends dans les premiers jours de juillet une offre sérieuse d'un pays étranger [la Russie], et peut-être trouverai-je une autre patrie moins ingrate pour moi, et plus généreuse que celle-ci»... Il approuve à l'avance tout ce que fera M. A. «On peut commencer l'affaire. Car si celle de la Rus[sie] vient à manquer, je ne saurai plus guères que devenir. Il seroit pourtant bien triste de vous quitter pour toujours. Je suis charmé que vous soyez gaie et heureuse. Votre bonheur fera toute ma joie»... Il lui parlera une autre fois de son neveu Christian, «décidé à ne vouloir jamais entendre parler de femme, et je le fortifie dans cette idée. Le mariage est la plus grande des calamités»... Et il termine: «Bon jour chère et aimable soeur, à jamais your faithfoul Brother»
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