LOUVET de COUVRAY (Jean-Baptiste). 1760-1797. Ecrivain auteu - Lot 145

Lot n° 145
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LOUVET de COUVRAY (Jean-Baptiste). 1760-1797. Ecrivain auteu - Lot 145
LOUVET de COUVRAY (Jean-Baptiste). 1760-1797. Ecrivain auteur de Faublas, député de la Convention. Note autographe. S.d. (1795). 1 pp. in-8. Minute d'un discours à la Convention, se défendant de son patriotisme sous la Terreur ; Députés, (…) il me semble que ce n'est pas le moment d'approfondir cette partie de mon opinion. Je la soutiendrai quand il en sera temps (…). C'était la République qu'on appelait la Terreur, tout en réorganisant une terreur véritable ; je prouverai que c'était tous les républicains qu'on appelait des terroristes ; et je le prouverai sur des pièces irrécusables, sur des pièces officielles écrites, publiées, signées, par un agent du gouvernement (…). Il temps de prendre un parti décisif. Les Chouans de vendémiaire repprennent quelque audace ; on prêche la désobéissance à la loi du 3 brumaire (…). JOINT 2 lettres autographes de Marguerite Denuelle dite LODOISKA (†1827), épouse du conventionnel Louvet. - L.A.S. "femme Louvet" à un libraire. S.l.n.d. (après 1797). 2 pp. in-12. Accusée d'avoir reçu des livres indûment, elle s'explique avec vigueur, montrant qu'elle était au chevet de Louvet ; (…) L'époque de mes malheurs remonte à celle de mon déménagement. Il n'y avait pas 3 mois que je demeurais rue de Grenelle quand mon mari tomba malade. Je ferai entendre les personnes qui me voyaient alors. Elles diront que nuit et jour au chevet du lit de mon époux, j'avais absolument abandonné mes affaires (…). Il est vrai que je n'ai pas vu les dictionnaires, car on m'annonça un ballot que je refusais (…). Puis elle ironise : Au surplus, mon cher Louvet fut un buveur de sang, je puis bien être une escroqueuse. Les gens de bien doivent maintenant s'attendre à tout. Le vrai malheur, c'est que la vie soit si longue (…). - L.A.S. "femme Louvet" à la citoyenne Mestais à Nemours. S.l.n.d. (après 1797). 1 pp. in-8, adresse au verso, apostille. Evoquant sa douleur après la mort de Louvet . Elle annonce à son amie son départ pour Chancy ; (…) Je vais partir le plutôt possible (…) Je passerai chez vous en allant et en revenant, je m'y arrêterai plusieurs jours. Je vais acheter pour ce voyage un cheval et un cabriolet. Mme Charlieu ne pourrait-elle pas nous prêter une écurie et une remise ? Son pauvre Duval servira comme postillon. Elle lui demande de conserver toute sa correspondance et poursuit sur son veuvage : Je ne vous parle pas de mon état. Il est tel que je l'avais prévu… Mon amie, vous n'y pensez pas bien quand vous croyez que ma perte vous laisserait des souvenirs si cruels. Ma vie devrait vous désoler encore davantage (…). Au verso, apostille autographe du fils de Louvet, Félix, à propos de cette lettre, finissant pas s'exclamer : (…) Quel souvenir déchirant !
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