École française de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe sièc - Lot 15

Lot n° 15
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École française de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe sièc - Lot 15
École française de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle Tête d'Héliodore chassé du temple d'après Raphaël Huile sur toile. H_38 cm L_46 cm Porte les mentions " Tête du naufrage de la méduse, étude, attribué à Géricault" d'une autre main " du Duc de Vitry". Notre intrigante peinture reprend la tête d'Héliodore de la composition peinte par Raphaël entre 1511 et 1512 dans les Stanze du Vatican. Héliodore d'Antioche, alors ministre du roi de Syries Séleucos IV, est chargé de la profanation et du pillage du temple de Jérusalem. La scène montre le profanateur, situé sur le bord droit de la composition, jeté au sol par un cavalier divin répondant à la prière du prêtre Aria, lequel occupe le centre de la composition. Ce sujet puissant, représentant un homme jeté aux pieds d'un cheval a profondément fasciné les peintres, qui l'ont régulièrement repris. On retrouve ainsi plusieurs copies aux cadrages resserrés sur le visage d'Héliodore. En particulier une gravure, conservée au sein de la collection réunie par Ingres et aujourd'hui conservée au musée Ingres Bourdelle (carton n° 3 de la documentation d'atelier rassemblée par le peintre). Réalisé avec à la fois légèreté et force, notre Héliodore est traité à la manière d'une esquisse et a probablement été exécuté devant la fresque. Il parait essentiel de mettre notre tableau en relation avec le dessin réalisé à Rome par Jean-Pierre Saint-Ours (1752-1809) et conservé au musée d'art et d'histoire de Genève. Ce dessin témoigne de l'intérêt du peintre pour ce visage inspiré de Raphaël. Il souligne également le travail de perspective nécessaire pour respecter le caractère exacerbé annonçant le maniérisme de cette figure, tout en adoucissant les traits et en l'isolant dans un cadrage plus resserré. Il reprendra d'ailleurs, dans son tableau le Tremblement de terre (1792-1799), une perspective similaire pour son personnage central. Le travail réalisé par Raphaël dans les Stanze, ces chambres attenantes à la chapelle Sixtine, constitue une véritable inspiration pour les peintres actifs à Rome. On retrouve, dans le corpus du jeune Géricault, plusieurs croquis inspirés par la figure d'Héliodore. Cette étude lui a d'ailleurs longtemps été attribuée, comme en témoigne une ancienne inscription sur le châssis. Expert : Cabinet ARTÉON
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