JOINVILLE (François d’Orléans, prince de). - Lot 237

Lot n° 237
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Estimation :
300 - 400 EUR
JOINVILLE (François d’Orléans, prince de). - Lot 237
JOINVILLE (François d’Orléans, prince de). 1818-1900. Troisième fils de Louis-Philippe. L.A.S. Claremont, 15 février 1853. 8 pp. bifeuillet in-8. REPONSE DU PRINCE DE JOINVILLE SUR SON ENGAGEMENT DANS LA MARINE FRANÇAISE, ET SA RECONNAISSANCE POUR LA NATION ANGLAISE DE L’AVOIR ACCUEILLI EN EXIL. Il regrette que son article sur l’intervention de l’escadre anglaise à Besica dans les Dardanelles, ait pu blesser le commandant la frégate le Tigre, reconnaissant que ses assertions étaient en parties inexactes. « (…) J’étais à Constantinople et j’ai eu le tort de m’en rapporter au témoignage de mes camarades (…). Vous me reprochez ensuite, un sentiment de jalousie et d’animosité contre l’Angleterre (…). Ces sentiments ne sont pas les miens. J’AI FAIT PARTIE, DES MON ENFANCE, DE LA MARINE FRANÇAISE, et du jour où j’y suis entré jusqu’à celui où j’ai été forcé de la quitter, je n’ai eu et n’ai dû avoir d’autre pensée, que celle de rendre aussi fort et aussi bien organisé que possible le Corps auquel j’avais l’honneur d’appartenir. C’est dans ce but que j’ai étudié avec soin l’histoire de votre marine ; et après avoir reconnu les fatales erreurs qu’elle a payées si cher au commencement de ce siècle, je les ai signalées et j’ai signalé en même temps les moyens que j’ai cru les plus propres à l’empêcher d’y retomber. En agissant ainsi, en travaillant à perfectionner notre marine, soit par l’amélioration de son matériel, soit par la bonne éducation et la confiance donnée à son personnel, JE N’AI POINT FAIT ACTE DE JALOUSIE ET D’ANIMOSITE CONTRE L’ANGLETERRE. J’AI REMPLI MON DEVOIR ENVERS MON PAYS (…). Vous semblez indiquer qu’en convenant ces sentiments dans l’envie, je manque aux devoirs de l’hospitalité. Je ne puis accepter cette insinuation. Je respecte les grandes institutions qui m’ont permis dans le malheur de trouver un refuge en Angleterre. J’admire la nation qui s’est donné ces institutions et qui sait les conserver (…). » Il ajoute en fin de lettre : « Tout aussi bien que vous, je fais des vœux pour que la guerre ne vienne pas à se rallumer entre la France et l’Angleterre (…). Etc.
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