JOINVILLE (François d’Orléans, prince de). - Lot 267

Lot n° 267
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Estimation :
300 - 400 EUR
JOINVILLE (François d’Orléans, prince de). - Lot 267
JOINVILLE (François d’Orléans, prince de). 1818-1900. Troisième fils de Louis-Philippe. L.A.S. à son « cher Tan ». Phaeton, Gibraltar, 10 juillet 1844. 3 pp. ¼ bifeuillet in-8. Très belle lettre du prince à son frère Nemours, au moment de la crise entre la France et le Maroc qui soutenait la rébellion algérienne. « PLUS JE VAIS, PLUS LA GUERRE ME PARAIT DEVOIR ETRE FERTILE EN INCONVENIENTS ET PLUS JE CROIS QUE TOUTE LA QUERELLE PREND NAISSANCE DANS UN MALENTENDU QUE LA JACTANCE ESPAGNOLE ET L’HABILETE D’ABDEL KADER A EXPLOITE. Je suis ici en expectative, inquiet seulement d’une chose, de l’arrivée annoncée d’une escadre anglaise, ce qui gaterait nos affaires, car nous serions alors obligés de nos montrer et peut-être d’agir ; nous ne pourrions laisser faire nos affaires sous la protection des canons anglais, avoir l’air de leur laisser imposer des conditions aux deux partis. L’influence prépondérante que pour l’avenir de nos possessions d’Afrique, nous devons exercer sur les états limitrophes, ne nous permettrait pas d’accepter une situation pareille (…). » Il fait remarquer que « l’empereur du Maroc » a l’avantage que Fez soit divisé en deux. « SI LE MARECHAL BUGEAUD VEUT CANULER L’EMPEREUR, IL DOIT A L’INSTAR DE FEU LE MARECHAL LOBAU, ENMENER DE L’ARTILLERIE DE SIEGE POUR FAIRE EVACUER ET INQUIETER LES DERRIERES DE L’ENNEMI (…). »
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