Marie-Madeleine Tapisserie tissée en laine, soie et fils de - Lot 103

Lot n° 103
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Estimation :
1200 - 1500 EUR
Marie-Madeleine Tapisserie tissée en laine, soie et fils de - Lot 103
Marie-Madeleine Tapisserie tissée en laine, soie et fils de métal précieux. Modèle du XVIIe siècle, de Charles Le Brun. Tissage du XVIIIe siècle. H_85 cm L_70 cm Légèrement penchée en avant, Marie Madeleine essuie ses larmes avec un pan de vêtement. Elle est encore somptueusement parée, sans doute en tenue de courtisane. Sur une table est posé le vase contenant l'huile dont elle a oint les pieds du Christ, lors du Repas chez Simon et dont elle voulait se servir pour embaumer le corps du Christ mort, ne sachant pas encore qu'il était ressuscité. On connaît plusieurs versions de cette figure de Marie Madeleine tissée dans des petits formats très proches, dans différents ateliers, sans doute pour des oratoires privés. Le vêtement est rehaussé d'un beau crapautage de fils de métal précieux. La belle pécheresse repentante emprunte dans ce médaillon les traits de la fille de Darius, Satira, telle qu'elle apparaît dans le célèbre tableau de Charles Le Brun conservé à Versailles : Les Reines de Perse aux pieds d'Alexandre. Cette composition fut à l'origine de l'une des tapisseries de la célèbre tenture de l'Histoire d'Alexandre, tissée d'abord aux Gobelins, puis à Aubusson et également dans les ateliers bruxellois. Le beau visage de la princesse en pleurs prêta également ses traits à une Marie Madeleine, tissée sans doute à Rome au XVIIIe siècle et qui entra dans la collection des Bourbons Parme en 1750 (Nello Forti Grazzini - 1998- N° 52 - P.206 - Catalogue de l'exposition Gli Arazzi dei Farnese e dei Borbone (Colorno).
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