LE GOBIEN (Charles)

Lot 46
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LE GOBIEN (Charles)

Histoire de l'edit de l'empereur de la Chine, en faveur de la religion chrestienne: avec un eclaircissement sur les honneurs que les Chinois rendent à Confucius & aux morts. Paris, Jean Anisson, 1698. In-12: veau fauve marbré, dos à nerfs orné, armes dorées au centre des plats, tranches mouchetées (reliure de l' époque). Édition originale. Né à Saint-Malo, le Père Charles de Gobien (1652-1708) fut, grâce à sa fonction de secrétaire des missions de la Chine, un des mieux informés sur les événements qui se déroulaient dans l'entourage de l'empereur Kang-hi. On lui doit les huit premiers recueils de Lettres édifiantes et curieuses. Le décret sur la liberté du christianisme et la Querelle des rites. L'arrivée des Jésuites français en 1687 renforça leur rôle de conseillers scientifiques. Accueillis par l'empereur dans l'enceinte de sa Cité, il leur permit de construire une église qu'il honora d'une inscription et leur accorda l'édit de liberté (1692). Sachant concilier tradition chinoise et christianisme, les pères obtenaient des conversions appréciables: quelque 200 000 néophytes sont dénombrés à l'époque. Mais de graves dissensions internes entraînèrent la condamnation des <>, tels que les autorisaient bon nombre de Jésuites qui se refusaient d'interdire aux Chinois chrétiens le culte des ancêtres et de Confucius. Le Gobien mit le feu aux poudres en prenant parti contre Pascal et Bossuet, par exemple, qui les avaient condamnés comme déviation abusive de l'Evangile. En 1700, la Sorbonne renforcera cette censure, de même que Rome. La querelle amorça le déclin de l'influence des Jésuites, les mettant en porte-à-faux vis-à-vis de l'empereur qui ne pouvait tolérer que des étrangers puissent décider de ce qui était ou non acceptable en son empire. L'ouvrage du Père Le Gobien fait suite aux Nouveaux mémoires sur l' état présent de la Chine du Père Le Comte, publiés la même année (lot n° 47); ce dernier ne cessait de pourfendre les rites chinois. Exemplaire aux armes de Louis-François-Armand de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu et de Fronsac (1696-1788). Maréchal de France, diplomate et confident du roi Louis XV, il fut l'un de ces roués <> et sans aucune croyance. <> (Jean de Viguerie). Traces d'usure. (Lust, n° 822: <>.- Bluche, Dictionnaire du Grand Siècle, 1990, p. 793.- Cordier, Sinica, 836.- André, Les Sources de l' histoire de France VI, n° 4146).
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