Lot n° 303
Estimation :
300 - 400
EUR
PARIS (Isabelle d’ORLEANS, comtesse de). - Lot 303
PARIS (Isabelle d’ORLEANS, comtesse de).
1848-1919. Fille d’Antoine, duc de Montpensier et de Louise-Fernande de Bourbon ; épouse son cousin Philippe d’Orléans comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France
5 L.A.S. et note autographe. 1872-1887. 10 pp. in-12 dont avec en-tête, 3 ff.
1872. Billet au crayon de la comtesse, priant sa secrétaire d’écrire à Mme VIARDOT, pour remettre à lundi sa dernière leçon du samedi ; « Si Mme Viardot était aussi aimable que d’habitude, elle me donerait une heure quelconque avant 4h lundi. Si vous pouviez me faire avoir une réponse avant demain à midi, cela me serait bien agréable, vous pourriez dire à ma voiture de porter votre lettre rue de Douai (…). » Elle doit se retrouver au théâtre à 11h. / 1873. A Mlle de Boerit, donnant avec détails des nouvelles de la famille à Villers. « (…) Ici, nous allons très bien, Dieu merci. Les enfants s’amusent beaucoup ; hier je leur ai fait faire une grande promenade à âne (…). Sophie et moi, nous suivions à pied et Blanche en voiture. Amélie va mieux mais elle est d’une irritabilité terrible ; le petit est toujours aussi gamin. Il vous garde des coquilles de quoi en remplir la maison (…) La toute petite a une mine superbe, les deux aînés et moi, nous prenons les bains très régulièrement (…). Le pays est délicieux et les promenades charmantes (…) et le cidre !! c’est exquis (…). J’ai avec moi en ce moment Ferdinand qui est en vacances ; il a eu 4 accésits à Orléans ; pour la première année, ce n’est pas trop mal. Il est devenu gentil et cela me fait un très gentil et agréable cavalier pour mes promenades. Papa est à Randan avec Christina et Louis qui a eu quelques petits boutons de petite vérole volante. Maman est à Auteuil avec Mercedes et Antoine (….). PARIS A DONC ETE FAIRE LA VISITE AU CTE DE CH[AMBORD]. Je n’ai pas eu beaucoup de détails parceque la poste est toujours la même ; mais je sais que cela s’est très bien passé et que tout le monde a été très content. J’espère bien comme vous que cela pourra plus tard être utile à notre pauvre pays. Pour le moment, cela nous donne au moins cet avantage de ne plus avoir rien à se reprocher (…). ET L’ESPAGNE, C’EST HORIBLE. Nous avons été bien inquiets pour S. Felino. Heureusement, on n’y a rien fait ; on s’est battu tout autour, mais on n’est pas entré ; on a pétrolé pas mal de maison à Seville, mais pas de monuments, Dieu merci (…). » / Vœux à un ecclésiastique ; lettre à sa chère Mathilde, évoquant les épreuves de la famille vécues avec résignation ; à un soutient orléaniste, le remerciant pour son aquarelle destinée aux ventes de charité du Bazar. Joint une note pour l’acquisition de livres à la vente Firmin-Didot avec cette recommandation : « Tacher de m’acheter une Semaine Sainte avec reliure aux armes soit de France, soit d’Orléans. »
JOINT 3 lettres circulaires de la comtesse de Paris relatives aux ventes de charité ou pour soutenir la ligue de « La Rose » fondée pour aider à répandre les idées monarchiques.
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