MARCHANT (Honoré René, baron) - Lot 344

Lot n° 344
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MARCHANT (Honoré René, baron) - Lot 344
MARCHANT (Honoré René, baron) Lettre au général commandant La Rochelle. Paris, 4 juillet 1815. Lettre autographe signée Bon Marchant: 1 p. in-folio à en-tête du ministère de la Guerre. L'ultime manoeuvre. Le 29 juin 1815, pendant que Louis XVIII rentrait en France, Napoléon passa une dernière journée à la Malmaison, gagnant Rambouillet le soir. Dans l'intention de s'exiler aux États-Unis, il fit route vers La Rochelle: l'Empereur comptait alors sur Fouché pour lui fournir un passeport. Le 3 juillet, il atteignit Rochefort. Le lendemain, Davout signait l'armistice avec les alliés et, depuis Paris, le baron Marchant, au nom du ministre de la Guerre, sollicitait la collaboration du commandant de La Rochelle afin d'assurer la sûreté de l'Empereur et de l'aider à partir en exil aussi vite que possible: Général, les circonstances exigeant impérieusement que Napoléon Bonaparte quitte la France, le soin de hâter son départ vient d' être confié à M. le Gal Becker. Je vous invite à prêter, s' il y a lieu, main forte à ce général et à le seconder de tous vos moyens pour assurer le succès de sa mission. Vous sentirez Général que la tranquillité de l'État et la sûreté même de Napoléon dépendent de la stricte exécution des mesures ordonnées et je compte avec confiance sur votre zèle à y concourir. Reçevez l'assurance de ma considération distinguée. Pour le Maréchal Ministre de la Guerre Le Conseiller d'État Secrétaire Général. Le projet américain de Napoléon fit long feu: apprenant que Fouché comptait le livrer aux royalistes, il se rendit aux Anglais le 13 juillet 1815 et embarqua à bord du Bellérophon, vaisseau britannique, deux jours plus tard. Chateaubriand devait juger avec sévérité cette décision. Estimant que l'abandon du projet d'exil n'avait été motivé que par l'aversion de Napoléon pour la république ("L'égalité et la liberté des États-Unis lui répugnaient"), le mémorialiste fustigea le fait de s'être rendu aux Anglais: "Il y a oubli de la France: l'Empereur ne s'occupa que de sa catastrophe individ
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