NEY (Michel, maréchal) - Lot 346

Lot n° 346
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Estimation :
2000 - 3000 EUR
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NEY (Michel, maréchal) - Lot 346
NEY (Michel, maréchal) Récusation de ses avocats. [6 décembre 1815]. Manuscrit autographe de 11 lignes, ½ page in-4. Remarquable document autographe. Il porte en pied une note autographe signée de Dupin, l'un des deux avocats du maréchal Ney: "Cet écrit est de la main du Mal Neÿ; il l'a tracé pendant la suppression de la séance sur le brouillon que je lui avais donné. Il me l'a remis le 6 Xbre 1815, après l'arrêt. Dupin." La veille de son exécution, le maréchal Ney dénonce la parodie de son procès, récuse ses avocats et en appelle "à l'Europe et à la postérité". Le mémorandum écrit à chaud est une manière de "coup de poker", ultime tentative pour échapper à la condamnation à mort, en même temps qu'il constitue le testament d'un officier d'exception, réputé pour son héroïsme. Jusqu' içi ma défense a paru libre; je m'apperçois qu'on l'entrâve à l' instant; je remercie mes Généréux déffenseurs de ce qu' ils ont fait, et de ce qu' ils sont prêts à faire; mais je les prie de cesser plutôt de me déffendre tout à fait, que de me défendre imparfaitement; j'aime mieux n' être pas du tout défendu que de n'avoir qu'un simulacre de déffense. Je suis accusé contre la foi des traités, et on ne veut pas que je les invoque! Je fais comme Moreau, j'en appelle à l'Europe et à la Posterité! Après les Cent-Jours, le maréchal Ney fut arrêté pour avoir rallié l'Empereur alors même qu'il avait déclaré au roi Louis XVIII qu'il ramènerait l'usurpateur "dans une cage de fer". Jugé devant une Chambre des pairs hostile, il s'éleva contre l'iniquité de la procédure. En particulier, ses avocats se prévalurent de la convention signée avec les Alliés le 3 juillet 1815, dont l'article 12 stipulait qu'aucun officier ou soldat ne saurait être poursuivi pour son attitude durant les Cent-Jours. La défense de Ney fut assurée par André Dupin (1783-1865), avocat puis procureur, député et ministre sans portefeuille pendant la Monarchie de Juillet, en tandem avec Pierre-Nicolas Berryer. Finalement condamné le 6 décembre 1815, le
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