[PRISE DE LA BASTILLE]. Quatre lettres adressées à M. Lemont - Lot 84

Lot n° 84
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[PRISE DE LA BASTILLE]. Quatre lettres adressées à M. Lemont - Lot 84
[PRISE DE LA BASTILLE]. Quatre lettres adressées à M. Lemontey, avocat à Lyon. Paris, 16, 17, 18, 21 juillet 1789. 4 lettres autographes de 6, 4, 4 et 3 pages in-4, adresse et cachet de cire "DH" surmonté d'une couronne comtale sur la dernière. EXCEPTIONNELLE CORRESPONDANCE "À CHAUD", HALETANTE ET INQUIÈTE À LA FOIS, D'UN TÉMOIN OCULAIRE DES ÉVÉNEMENTS DE JUILLET 1789, ADRESSÉE À PIERRE-EDOUARD LEMONTEY (1762-1826). Cet avocat lyonnais adopta les principes de la Révolution dès son origine. Il publia une brochure en faveur des droits politiques des protestants, devint procureur de la commune de Lyon, puis député du Rhône à l'Assemblée législative en 1791. Les quatre lettres que lui adresse un de ses amis parisiens restituent au jour le jour les journées fondatrices de juillet 1789. Le 16 juillet : "Oh ! mon ami, quel volume pour l'histoire vient de se composer ici en trois jours (...) je vais vous tracer par ordre à peu près les faits depuis samedi 11. Ce jour-là Mr Necker fut disgrâcié (...)". La nouvelle tenue secrète, finit par se répandre : "Il est impossible de vous peindre l'épaisse consternation qui regnoit tout à coup dans Paris." Les troupes suisses et les hussards se rendent aux Champs-Elysées, le Palais-Royal est plein de monde, le prince de Lambesc pénètre aux Tuileries avec ses hussards, "comme un furieux, sabrant à tort et à travers sans aucun préliminaire" les hussards s'en prennent à la Garde, laquelle se bat au cri de "Tiers-Etat !" les armureries sont pillées etc. Lundi matin, le peuple met le feu aux barrières la désorganisation et la panique sont à leur comble aux portes de Paris... Les insurgés portent d'abord une cocarde verte - ce sont les couleurs du comte d'Artois - et choisissent finalement le bleu et rouge, couleurs de la ville. L'insurrection continue on se propose de prendre les places fortes, les ponts sont occupés, puis "l'on s'empara de la Bastille". L'assaut fut terrible et les assaillants furent repoussés à deux reprises. Finalem
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