[ROBESPIERRE (Augustin de)]. - Lot 90

Lot n° 90
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[ROBESPIERRE (Augustin de)]. - Lot 90
[ROBESPIERRE (Augustin de)]. Lettre à son frère Maximilien de Robespierre. Arras, 30 mai 1790. Lettre autographe signée de Robespierre, 3 pages in-4. LETTRE REMARQUABLE DE ROBESPIERRE LE JEUNE, ANIMÉE D'UNE FOUGUE RÉVOLUTIONNAIRE RAGEUSE, ADRESSÉE À SON AÎNÉ, MAXIMILIEN, L'INCORRUPTIBLE. Augustin presse son frère de publier une note qu'il lui a adressée : "Pourquoi attends-tu à rendre ta réponse publique ? Quelle occasion plus pressante que celle où les ennemis du bien public diffament de toute leur force les amis de la Constitution ." Par ailleurs, "nous espérons faire annuler quelqu'élection. Nous ne regardons pas un moine comme un être éligible, cependant un moine de St Vaast a été porté par la cabbale et se trouve électeur" il suggère de le "poursuivre criminellement". À ce propos, "un paysan vient de m'écrire pour vous assurer que vous ne manquerez point de témoins pour attester les horreurs que cette ex récollet a vomi contre vous." Il conjure Maximilien de répondre à cette question : "hâtez ces décisions, parce que la moisson approche, et les paysans ne pourront plus souscrire à la formation des administrations." Puis il exige que l'on supprime "comme nuisible" la franchise du port de Dunkerque et s'indigne d'une lettre de Monsieur de La Tour du Pin interdisant la réunion de l'armée avec la Garde nationale : "J'espère que la société des amis de la Constitution vous dénoncera dans la prochaine assemblée cette lettre inique et ministérielle. Cette lettre me paroit confirmer les soupçons trop fondés de la mauvaise intention des ministres. Vous pouvez assurer le fait en mon nom, j'ai des preuves certaines de l'existence de la lettre et du fond de ce qu'elle contenoit." Curieusement, l'ardent révolutionnaire n'omet pas sa particule et signe "de Robespierre". Augustin de Robespierre (1763-1794), avocat comme Maximilien, eut une carrière politique facilitée par celle de son aîné : administrateur du Pas-de-Calais (1791), il fut député de Paris à la Convention en 1792. Augustin demanda à suivre
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