MONTCHOISY (Louis-Antoine Choin de Montgay, général, baron d - Lot 159

Lot n° 159
Go to lot
Estimation :
150 - 250 EUR
MONTCHOISY (Louis-Antoine Choin de Montgay, général, baron d - Lot 159
MONTCHOISY (Louis-Antoine Choin de Montgay, général, baron de). Lettre à Claude-Louis Petiet, ministre de la Guerre. Beaurepaire (Isère), le 10 vendémiaire an V [1er octobre 1796]. Lettre autographe signée Montchois, 3 pages in-folio. UNE VICTIME SAUVÉE DE LA TERREUR. Inspecteur général des armées des Alpes et d'Italie, Montchoisy venait d'être mis en disponibilité, puis admis au traitement de réforme, étant accusé de favoriser les royalistes. Il ne peut se rendre auprès du ministre de la Guerre en raison d'un arrêté du Directoire qui oblige les officiers suspendus ou destitués à rester chez eux. Il souhaite cependant sa réintégration et fait valoir ses titres. Il explique qu'il a rendu les chevaux qui lui avaient été confiés, comme la loi l'y obligeait, et il rapporte son activité sous la Terreur. Il raconte qu'il a été arrêté alors qu'il venait de remporter une victoire sur les Autrichiens, puis conduit à Paris avec le général Foissac comme témoin dans l'affaire du général d'Harville : nous sommes restés, dit-il "avec des gendarmes, à nos frais, pendant 17 mois dans l'attente d'être du nombre des victimes qu'on immoloit chaque jour dans tems malheureux. Enfin, le neuf Thermidor arriva, conduisit nos opresseurs au suplice qu'il nous destinoit, et un décret de la Convention nous réintégra dans nos fonctions. (...) Ma réintégration prononcée, je fit connoitre au comité de Salut public les pertes que j'avois fait et l'impossibilité où j'étois de faire de nouvelles avances pour me monter. On me donna en dédomagement trois rosses mais qui valoit mieux que rien (...) Ce n'est pas citoyen ministre que je tienne à ces chevaux, car si vous me les vendiez sans l'ordre de prendre mes rations pour les nourrir je serois excessivement embarrasé n'ayant bientôt plus de quoy me nourrir moi-même (...)" Montchoisy s'inquiète donc de la décision du Ministre quant à sa réintégration et à son traitement, "n'ayant pas touché un sol depuis 4 mois, et étant à la veille de ne savoir où prendre de quoy acheter le pain nécessaire à mon existence et à cel
My orders
Sale information
Sales conditions
Return to catalogue