ZOLA Emile (1840-1902) - Lot 252

Lot n° 252
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ZOLA Emile (1840-1902) - Lot 252
ZOLA Emile (1840-1902) Ecrivain français.Manuscrit autographe signé de 12 pages et lettre autographe signée d'1 page, petit in-4, conservé dans une reliure demi-cuir. Ex-libris de la « Bibliothèque du Docteur Lucien-Graux ». Paris, avril 1889. Zola, qui aura bientôt recours à la Presse dans l'Affaire Dreyfus, critique sévèrement les journalistes dont la course folle à l'information abreuve inutilement les lecteurs de « ... BêTises eT de MensonGes lanCés à la pelle... » ! Long et fascinant manuscrit de premier jet présentant de nombreuses ratures et corrections, conservé dans une très belle reliure demi-veau bordeau ; titre doré gravé le long du dos, « Emile Zola - Manuscrit ». Ce texte titré « Préface » et signé à la fin, fut rédigée par Zola pour les « Mémoires de Paris » de Charles Chincolle (1845-1902). Chaque feuillet est monté sur onglet. On y a placé au début une lettre datée de Paris le 16 avril 1889 dans laquelle Zola prie son confrère de lui faire envoyer une épreuve qu'il va corriger avec soin. « ... De plus en plus, nous sommes accablés sous le monceau de papier noirci qui croule chaque matin... ces millions de numéros qui disparaissent, inutiles, vieillis en deux heures, pas même bons à envelopper la chandelle, tant le papier est mauvais. Je me souviens de mon grand-père, de quelle façon lente et convaincue il s' installait dans son fauteuil pour lire son journal : il y mettait bien trois ou quatre heures... tout défilait, depuis le titre jusqu' à la signature du gérant ; ensuite, il le pliait soigneusement, le rangeait à sa date, sur une planche ; car il gardait la collection... Aujourd' hui, que les choses sont changées ! On ouvre un journal, on le parcourt, on le jette... tout le monde sachant que les faits n'ont que l' intérêt de l' heure présente. Et ce n'est plus un journal, c'est quatre, cinq, davantage les matins de crise qu'on achète... Aussi, le cri de tout homme qui peut s' échapper de Paris pour un repos de quelques semaines, est-il celui-ci : « Enfin, je ne lirai
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